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Fêtons l’unité de l’Europe et non son suicide

Fotothek_df_ps_0000010_Blick_vom_Rathausturm.jpgTous les ans nous avons droit en France au même rituel. Le 08 mai et le 11 novembre sont fériés pour commémorer la victoire du pays durant les deux conflits mondiaux. Admirons au passage la falsification historique qui consiste à placer la France dans le camp des vainqueurs en 1945 alors qu’elle avait subi en 1940 sa défaite militaire la plus humiliante de toute son histoire. En revanche, on peut légitimement s’étonner que nos élites prétendument européistes persistent à maintenir ses deux dates qui symbolisent avant tout les divisons de notre continent. Car le 11 novembre 1918 et le 08 mai 1945 marquent surtout le suicide de la civilisation européenne et la fin de sa domination mondiale. Les deux conflits mondiaux furent avant tout des guerres civiles européennes. Des conflits fratricides et absurdes. Je ne vois là rien à fêter.
 
Mais comme si cela ne suffisait pas, nous avons eu droit cette année sur le site de l’hebdomadaire « Le Point » à un article qui aurait eu davantage sa place dans le Gorafi que dans un média réputé. Un article tellement manichéen, méprisant et outrancier à l’égard de l’Allemagne et de son peuple que j’ai dû vérifier si il ne s’agissait pas d’un canular. Pour résumer cette tribune, qui est une insulte au travail de tout historien qui se respecte, le bombardement de la population civile de Dresde par les alliés en février 1945 était justifié et sa remise en cause voir sa qualification comme crime de guerre ne pourrait être l’oeuvre d’après l’auteur de l’article que « de facétieux ignorants anglophobes, souvent sympathisants d’idéologies nauséabondes.... ». Peu importe à l’auteur que l’argument de la justification militaire de ces bombardements, qu’il n’hésite pas à mettre en avant, soit depuis longtemps balayé par tout historien sérieux qui se respecte. Même Winston Churchill s’interrogea le 28 mars 1945 dans une note d'état major sur l'opportunité de ce bombardement qui causa la mort de 25.000 à 35.000 civils selon les sources.
 
Pour notre historien d’opérette tous les moyens sont bons pour justifier l’injustifiable. L’Allemagne n’est-elle pas une nation machiavélique, « haineuse » et « barbare » dont « les perpétuelles victimes sont, de 1870 à 1945, les Français » ? Il avance également l’argument de la vengeance au regard des bombardements criminels des Allemands contre les populations des villes britanniques en 1940. Cela ne saurait en aucun cas être une justification valable. S’abaisser à commettre les mêmes crimes que ses ennemis selon le principe de la loi du talion ne peut-être en rien une justification morale. Avec ce genre de « raisonnement » stupide il n’y aurait eu personne du côté allemand pour désobéir à l’ordre criminel et délirant d’Adolf Hitler de détruire Paris. Aujourd’hui plus personne n’oserait écrire un tel article contre le Japon et sa population pour justifier Hiroshima. Mais contre l’Allemagne et son peuple on peut tout se permettre. Car en 2020 la seule justification du 11 novembre et du 08 mai c’est de servir de défouloir à tous les germanophobes incultes emprisonnés dans leur haine moisie. Supprimons ces deux jours fériés pour les remplacer par des dates qui célèbrent l’unité de l’Europe et non ses divisions.
 
D.B.
 
(*) pour ceux qui ont le courage de lire ce pensum voici le lien (ici).

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